Comment oser dire un vrai “OUI” ou un vrai “NON” ?

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2020 nous a apporté, certes, de nombreuses frustrations, mais nous a permis de réfléchir quant à nos aspirations, à nos besoins. Au travers de mes coachings, j’ai pu me rendre compte de la difficulté que rencontraient mes client•e•s à dire un vrai «OUI» ou un vrai «NON». Pourtant, exprimer les choses de façon claire et précise permet de s’affirmer et de se sentir mieux dans sa tête et dans son corps.

Connaître ses habitudes

Nous tendons trop souvent à répondre oui alors que dans notre cœur, c’est non. D’ailleurs, le «oui» et le «non» s’accompagnent souvent d’un autre petit mot «mais» qui tend à adoucir notre positionnement. Ce «mais» est la première chose à bannir pour exprimer son choix clairement.

Au fait, connaissez-vous votre profil ?


Ce quiz a été créé par Frédéric Fanget (psychiatre) et Flavia Mazelin Salvi (journaliste à Psychologies Magazine). Vous en retrouverez la version originale dans Psychologies Magazine - Edition "Eté 2020".


Parmi les affirmations présentées, sélectionnez celles qui vous correspondent le mieux.

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Savoir ce que l’on veut

Savoir ce que l’on veut n’est pas simple. Rien ne nous assure que ce que nous affirmons aujourd’hui sera encore vrai demain. C’est pourquoi il est essentiel que vous définissiez ce que vous voulez vraiment pour que vos acceptations ou vos refus soient constructifs. Pour ce faire, identifiez quelles sont vos priorités, quels sont les objectifs pour lesquels vous voulez vraiment vous battre et ce que vous voulez protéger.

Ces prises de conscience vous permettront de délimiter votre territoire ainsi que votre domaine d’action. Dire «oui» ou dire «non», c’est en quelque sorte faire un tri qui correspond à la première étape de ma méthode «OSER».

Pourquoi n’arrivons-nous pas à prononcer un «non» ?

Avez-vous déjà observé un enfant de deux-trois ans ? Il répétera le «non» un nombre incalculable de fois. C’est sa manière de montrer qu’il existe. Il en est de même chez l’ado qui l’utilise pour s’affirmer face à ses parents ou la société. Puis, en entrant dans l’âge adulte, le «non» semble beaucoup plus difficile à prononcer. Pourquoi ce changement d’attitude ?

C’est que l’humain est un animal social. Nous avons besoin de contacts, d’un sentiment d’appartenance (ce manque a, d’ailleurs, été mis en évidence lors des périodes de confinement que nous avons traversées). Or, dire «non» risque de nous mettre dans une situation de rejet ou de conflit… L’éducation reçue joue également un rôle important. Nous avons souvent appris à réprimer cette affirmation du «non» au détriment de l’affirmation de soi pour rentrer dans un moule.

Pourquoi un vrai «oui» est-il tout aussi difficile ?

Dire oui, à la différence du non, est un engagement. Une fois qu’il est prononcé, il est difficile de revenir en arrière. C’est pourquoi lorsque l’enjeu est important, nous avons tendance à rester flou•e de peur de ne pas être à la hauteur ou de prendre position. Afin que vous puissiez prononcer un vrai «oui», prenez le temps de la réflexion. Différez votre réponse pour être en phase avec vous-même. Dites à votre interlocuteur : «A priori, j’ai envie d’accepter, mais je préfère vous donner ma réponse dans quelques jours. Le temps de vérifier si c’est possible pour moi». Vous éviterez de regretter votre choix par la suite.

Il est vrai qu’un vrai «oui» comporte des risques comme ne pas atteindre l’objectif. Si c’est le cas, ce n’est pas grave en soi. L’essentiel est d’avoir fait de son mieux et d’être sorti•e de sa zone de confort dans certains cas. Cela est positif pour son estime de soi et son développement personnel.

Un véritable «NON»

Si vous rencontrez des difficultés à dire un vrai «non», c’est que vous avez sans doute peur du conflit ou du rejet. Pour que vous puissiez vous sentir à l’aise, commencez à exprimer votre refus auprès d’une personne en qui vous avez confiance.

Vous n’osez pas ? Voici 5 étapes pour y arriver :

  1. Identifiez vos croyances limitantes
    Soyez attentif•ve aux comportements et aux pensées qui vous bloquent comme par exemple : «Je ne suis pas capable», «Je ne suis pas assez compétent•e», «Que vont-ils penser de moi ?»… Notez-les dans votre carnet de développement personnel. Apprenez à les identifier et à prendre du recul (notamment en envisageant la gravité de ces pensées). Vous réaliserez rapidement qu’il s’agit de croyances développées par votre propre imaginaire et qu’il ne s’agit pas de la réalité.
  2. Écoutez les signaux envoyés par votre corps
    Lorsqu’on exprime quelque chose qui va à l’encontre de nos pensées, on ne peut pas tromper son corps. Celui-ci réagit : tensions dans la nuque, maux de ventre, crispation des mains, accélération cardiaque… Identifiez ces tensions et servez-vous-en pour dire «non» plus aisément la prochaine fois que vous voudrez accepter quelque chose que vous ne voulez pas vraiment.
  3. Anticipez
    Il y a une série de choses qui sont relativement prévisibles. Si vous ne souhaitez pas les faire ou ne pas y participer, préparez-vous en imaginant la situation. Pensez aux contre-arguments que les autres pourraient avoir. Vous pouvez même imaginer un jeu de rôle en représentant la personne qui vous mettra dans une situation de choix. Exprimez en détail le pourquoi de votre refus. Dès lors, vous serez prêt•e à aborder la situation sans angoisse.
  4. Prenez un carnet
    Ecrivez-y les situations où vous auriez voulu dire non et que vous n’y êtes pas parvenu•e ainsi que celles où vous avez réussi. Tirez les enseignements des deux. Félicitez-vous de vos réussites ! Elles seront un encouragement à continuer. Surtout, soyez indulgent•e vis-à-vis de vous-même. Rome ne s’est pas construite en un jour.
  5. Entraînez-vous
    Commencez pas dire non à de «petites demandes» et face à des personnes que vous connaissez bien et qui sont bienveillantes. Puis, passez à des demandes plus importantes. Et pour finir, exprimez votre «non» face à des personnes que vous connaissez moins bien. Notez les résultats et les réactions de vos «opposants» afin de pouvoir améliorer votre technique du vrai refus respectueux.

Un vrai «OUI»

Le oui est un engagement. Il doit être en phase avec vos pensées et votre cœur.

Voici 3 étapes pour vous aider à dire un véritable OUI :

  1. Différez votre réponse 
    Le oui étant un engagement. Evitez de répondre par l’affirmative si vous n’êtes pas sûr•e de vous à 100 %. Donnez votre réponse après avoir pris le temps de la réflexion. Vous aurez ainsi le temps nécessaire pour analyser la demande : Que se passera-t-il si vous acceptez celle-ci ? Quelles en seront les conséquences ? Quels seront les changements dans votre vie ?…  Exprimez votre envie à votre interlocuteur et dites-lui que vous devez encore vérifier certains points avant de donner une réponse définitive et que vous ferez le point avec lui la semaine prochaine par exemple.
  2. Projetez-vous
    Maintenant que vous avez pris le recul nécessaire, la situation est claire pour vous. Vous savez ce que vous désirez ou pas. Vous pouvez désormais vous préparer et éventuellement concevoir mentalement à un «non» si les conséquences ne devaient pas correspondre à vos attentes.
  3. Listez tous les OUI, MAIS…
    Notez tous les «oui, mais» qui vous viennent spontanément à l’esprit durant 20 minutes. C’est ainsi que le vrai  «oui» fera son apparition. Ensuite, triez vos OUI en choisissant ceux qui vous parlent le plus. Cette liste vous permettra de mieux libeller votre réponse et vous donnera plus d’assurance pour énoncer vos conditions.

Comme disait Jean-Paul Sartre : «Être vraiment libre, c’est pouvoir dire oui ou non».

Soyez So Organised !